COOKIES:

Ce site utilise des cookies pour assurer son bon fonctionnement Fermer

"L'ACTIVITE PHYSIQUE AIDE A L'AMELIORATION DES DOULEURS"

20 décembre 2016

 

Virginie Pécourneau a une double spécialité : elle est à la fois rhumatologue et médecin du sport au sein du CHU de Toulouse. Elle a accepté de répondre à plusieurs de nos questions concernant la manière dont les personnes souffrant d’un mal de dos chronique d’origine inflammatoire ou mécanique peuvent pratiquer des activités physiques.

 

 

1/ Est-il possible pour une personne souffrant d’un mal de dos chronique de démarrer ou de reprendre une activité physique ? Quelles sont les démarches à effectuer ?

C’est tout à fait possible, voire indispensable. Aujourd’hui, l’activité physique fait partie du traitement non pharmacologique du mal de dos chronique. Que l’on parle de mal de dos mécanique ou inflammatoire, l’activité physique fait partie du traitement, avec la prise en charge médicamenteuse lorsqu’elle est indiquée. Quelle que soit l’origine de la maladie, elle assure un maintien musculaire notamment au niveau rachidien et abdominal, ce qui permet de diminuer les douleurs et d’améliorer la qualité de vie des patients.

Il est important de différencier le sport de l’activité physique. Le sport est un exercice musculaire qui est intensif dans un but de compétition, de progrès, qui peut aller jusqu’au risque de blessure. Quant à l’activité physique, elle correspond à tout mouvement corporel produit par la contraction des muscles qui entraine une augmentation de la dépense énergétique.

Quelles que soient la pathologie ou les douleurs rencontrées, une activité physique peut toujours être trouvée. Elle doit simplement être adaptée et surtout bien encadrée. Ce qui est indispensable dans la pratique d’une activité physique, c’est qu’elle soit à la fois régulière, raisonnée et raisonnable. L’évolution doit se faire de manière très progressive et pour cela, le mieux reste d’être pris en charge par des professionnels de santé qui connaissent le Sport et Santé, pour pouvoir encadrer chaque patient au cours d’une activité qui lui plait et qui soit adaptée à son état clinique. Le conseil que l’on peut donner aux patients est de contacter un médecin du sport, un rhumatologue ou un médecin généraliste formé dans le domaine Sport et Santé, qui pourra orienter au mieux le patient vers l’activité physique la plus appropriée.

 

2/ Quels conseils pratiques donnez-vous aux patients ?

Le premier conseil est de ne pas pratiquer d’activité physique seul. Parce que le risque de trop en faire ou de mal le faire, reste important et peut conduire à l’échec et donc à l’arrêt complet de l’activité par découragement. Il faut vraiment se faire encadrer et aider.

Le médecin spécialiste aborde plusieurs règles générales avec le patient.

La première repose sur le respect du seuil douloureux. En effet, l’activité physique ne doit pas entrainer d’augmentation de la douleur sinon ce n’est pas la bonne activité, ou elle est mal faite.

Un deuxième point concerne le fait qu’il existe différentes activités physiques : des activités d’endurance (ex : la marche), des activités de renforcement musculaire, et des activités d’étirement. Ces trois activités physiques sont recommandées, à des échelles différentes et adaptées à chaque patient.

 

3/ Quels exercices physiques sont plus particulièrement conseillés / déconseillés ?

C’est assez difficile de donner des conseils de façon générale. C’est sûr qu’une activité physique doit être pratiquée. Mais certaines peuvent être déconseillées dans des situations à risque, notamment de torsion rachidienne (se tourner sur un des côtés avec le torse) mais dans l’absolu, il n’y a aucun interdit. Tout cela doit vraiment être modulé en fonction des patients.

Certaines activités aquatiques comme l’aquagym et les mobilisations douces comme le Tai Chi peuvent être conseillées. Dans tous les cas, il doit vraiment y avoir un encadrement par des professionnels formés au Sport et Santé. C’est essentiel d’avoir un encadrement qui connaît la pathologie, les contre-indications et qui sait comment adapter l’activité à la pathologie, qu’elle soit mécanique ou inflammatoire.

Chaque activité physique conseillée doit être adaptée au patient, à son goût et à sa pathologie.  Ce n’est pas seulement l’origine mécanique ou inflammatoire qui entre en jeu. Il n’y a pas de cloisonnement. Chaque patient est différent. On ne donne jamais vraiment les mêmes conseils.

 

4/ Comment trouver des clubs / associations sportives adaptées à l’accueil des patients ?

De façon très générale, le mieux est de se tourner vers les médecins du sport, les rhumatologues, et les médecins généralistes spécialisés impliqués dans le Sport et Santé. Ils connaissent les acteurs de leur région. Par exemple, en région Midi Pyrénées, il y a le réseau Sport et Santé, et qui est en relation avec de nombreux clubs. Ce n’est pas la seule région, d’autres ont également des réseaux très développés en Sport et Santé : c’est le cas à Strasbourg ou en Lorraine. Le mieux est d’aller chercher les informations sur le Sport et Santé de sa région et de contacter les acteurs locaux, qui connaissent très bien leurs interlocuteurs.

 

5/ Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux personnes souffrant de douleurs de dos chroniques et désirant reprendre une activité physique ?

Il est important de retenir que l’activité physique aide à l’amélioration des douleurs. Les patients doivent essayer de pratiquer une activité physique en se faisant aider. La sédentarité et l’inactivité physique sont déconseillées.


Si vous aussi vous voulez en savoir plus sur l’origine de votre mal de dos chronique pour pouvoir reprendre une activité physique qui vous correspond, faites le test !

PARTAGEZ LA PAGE
RÉPONDEZ AUX 5 QUESTIONS
SUR VOTRE MAL DE DOS​

Il existe différents types de mal de dos, découvrir lequel vous fait souffrir vous permettra de bénéficier d’une prise en charge adéquate. Si vous souffrez du dos depuis plus de trois mois, nous vous invitons à répondre aux 5 questions sur votre mal de dos qui vous aideront, vous et votre médecin, à identifier si votre douleur est d’origine inflammatoire ou mécanique.