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En aparté avec Laure Gossec, médecin rhumatologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

5 juin 2014

Laure Gossec, médecin rhumatologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, fait partie des experts impliqués dans l’élaboration de la campagne « Ne Lui Tournez Pas Le Dos ». Elle nous explique pourquoi elle s’est engagée dans cette démarche européenne.

Pourquoi existe-t-il ce retard diagnostique dans le mal de dos inflammatoire ?

« Ce retard diagnostique s’explique par différents facteurs :

  • Le mal de dos mécanique est beaucoup plus fréquent que le mal de dos inflammatoire, le médecin ou le professionnel de santé s’oriente donc de prime abord vers le premier et n’explore pas forcément la piste du second.
  • Il y a une méconnaissance des différents types de mal de dos inflammatoire, en particulier la spondylarthrite (maladie qui touche moins de 0,5% de la population) car ce sont des maladies peu fréquentes.
  • Il existe une banalisation de la maladie par le patient qui pense que « c’est très fréquent », « qu’il n’y a rien de spécial à faire » et qui peut-être ne cherche pas de soins, de prise en charge comme il le faudrait.
  • Le diagnostic n’est pas si facile car il n’existe pas d’examen unique pour identifier les maladies à l’origine du mal de dos inflammatoire et certains patients ont des examens qui sont normaux ce qui complique le diagnostic. »

 

Pourquoi un diagnostic précoce des maladies à l’origine de ce mal de dos inflammatoire (dont la spondylarthrite) est-il essentiel ?

« Un diagnostic précoce est essentiel pour le confort physique et psychologique du patient : avoir mal au dos, ne pas savoir de quoi l’on souffre, c’est une situation très perturbante et très stressante. Souvent, le mal de dos touche des personnes jeunes et actives et peut entraîner des difficultés dans leur travail. S’ajoute à ceci, le fait qu’il n’y ait pas de diagnostic et cela complique encore plus leur situation. Cet état d’incertitude bride l’envie de faire des plans d’avenir et de se projeter, tant au niveau professionnel que personnel, puisque tout s’organise autour de ce mal de dos. Le diagnostic précoce peut aussi permettre d’éviter les coûts de santé liés à cette errance médicale ; mais aussi éviter aux patients de nombreux examens inutiles, douloureux et qui pour certains ne sont pas anodins. Enfin, et c’est important, plus les patients sont pris en charge précocement, mieux ils répondent au traitement. »

 

Qui et quand faut-il consulter ?

« Pour poser le diagnostic, le patient doit s’adresser à son médecin généraliste qui l’orientera vers un rhumatologue, médecin spécialisé dans les maladies à l’origine du mal de dos inflammatoire. En particulier, le patient qui souffre d’un mal de dos depuis plus de 3 mois et qui répond aux critères du questionnaire 5 questions sur votre mal de dos devrait consulter sans tarder. »

 

Pourquoi l’initiative Ne Lui Tournez Pas Le Dos et les 5 questions sur votre mal de dos peuvent-ils aider les personnes qui souffrent d’un mal de dos ?

« L’initiative Ne Lui Tournez Pas Le Dos s’adresse principalement aux personnes souffrant d’un mal de dos depuis plus de 3 mois, en situation de souffrance chronique. Le questionnaire 5 questions sur votre mal de dos peut les aider à se poser les bonnes questions sur leur mal de dos, les encourager à consulter et grâce aux résultats obtenus leur permettre d’orienter et de faciliter la discussion avec leur médecin : pour au final accélérer le processus diagnostic. »

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RÉPONDEZ AUX 5 QUESTIONS
SUR VOTRE MAL DE DOS​

Il existe différents types de mal de dos, découvrir lequel vous fait souffrir vous permettra de bénéficier d’une prise en charge adéquate. Si vous souffrez du dos depuis plus de trois mois, nous vous invitons à répondre aux 5 questions sur votre mal de dos qui vous aideront, vous et votre médecin, à identifier si votre douleur est d’origine inflammatoire ou mécanique.

RÉFÉRENCES

Interview du Dr Laure Gossec, 25 mars 2014

 

ENV181-O5/2014