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LES PRINCIPES GENERAUX DE PRISE EN CHARGE DES SPONDYLOARTHRITES

3 juillet 2014

Une liste de 4 principes généraux et de 11 recommandations a été établie s'appliquant de manière générale aux patients atteints de spondyloarthrites.

Les 4 grands principes généraux :

  • Les spondyloarthrites nécessitent de manière courante une prise en charge thérapeutique multidisciplinaire, coordonnée par le rhumatologue.
  • L’objectif principal de la prise en charge thérapeutique est de maintenir au maximum la qualité de vie des patients sur le long terme. Pour ce faire, il est nécessaire d'enrayer l'aggravation des symptômes, de contrôler l’inflammation et de prévenir les dommages structuraux.
  • Le traitement a pour objectif d’offrir la meilleure prise en charge en s'appuyant sur un dialogue et des décisions prises de manière conjointe par le patient et le rhumatologue.
  • La prise en charge optimale nécessite l’association d’un traitement médicamenteux et de thérapeutiques non pharmacologiques.

Les 11 recommandations internationales pour la prise en charge des spondyloarthrites :

  1. Le traitement doit être adapté à chaque patient en focntion du type de manifestation de sa maladie (axiale, périphérique...), de son intensité, et de son état général.
  2. Le suivi du patient se base sur les antécédents, sur les signes cliniques, la biologie et les données d’imagerie. Sa fréquence doit être définie au cas par cas en fonction de l’évolution des symptômes, de la gravité de la maladie et des traitements.
  3. Le traitement non pharmacologique repose sur l’information du malade et la pratique régulière d’exercices, à domicile ou supervisé par un professionnel de santé. Les associations de patients peuvent accompagner les patients et les soutenir.
  4. Les manifestations extra-articulaires doivent être gérées en collaboration avec les médecins spécialisés dans les domaines concernés. Le rhumatologue doit être conscient du risque accru de maladie cardiovasculaire et d’ostéoporose.
  5. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont recommandés en première intention, et peuvent être prescrits en continu chez les malades aux symptômes persistants. La possibilité d'effets secondaires doit être prise en compte et surveillée.
  6. Les médicaments utilisés pour mieux contrôler la douleur (antalgiques et analgésiques) sont envisagés en deuxième intention en cas de douleurs résiduelles, après échec, intolérance ou contre-indication des traitements précédents.
  7. Les infiltrations locales de corticoïdes peuvent être utilisées.
  8. Il n’y a pas de preuve de l’efficacité de traitement de fond pour la forme axiale mais ils peuvent être envisagés pour les formes périphériques.
  9. Les biothérapies (anti-TNF) doivent être administrées aux malades avec une activité élevée de la maladie malgré la prise de traitements conventionnels. Un changement vers d’autres biothérapies peut être bénéfique, en cas d’échec initial de la première biothérapie.
  10. La prothèse totale de hanche peut être envisagée chez les malades avec douleurs réfractaires ou invalidantes dues à d’importantes lésions structurelles.
  11. Si un changement significatif survient au cours de la maladie, d’autres causes que l’inflammation doivent être envisagées et de nouveaux examens doivent être effectués.

Ces 11 items sont les recommandations européennes officielles pour la prise en charge des spondyloarthrites à destination des médecins rhumatologues. Elles ne peuvent s’appliquer systématiquement à tous les patients. Chaque malade possède une histoire et un vécu de la maladie qui lui sont propres et une discussion avec votre rhumatologue est indispensable pour établir la prise en charge de votre maladie et définir avec lui des objectifs de prise en charge.

C’est ce qu’on appelle, aujourd’hui, « la décision partagée ».

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RÉFÉRENCES

 

1 2010 update of the ASAS/EULAR recommendations for the management of ankylosing spondylitis. Braun J et coll. Ann Rheum Dis 2011;70:896-904

 

 

ENV180-07/2014